Les quelques phrases du Prix Nobel qui n’ont pas de prix

Comme tous les Belges, j’ai été très fier de l’attribution du prix Nobel de physique au professeur de l’Université Libre de Bruxelles François Englert pour la découverte du boson scalaire, le père en quelque sorte des particules élémentaires, baptisé, de manière un peu caricaturale, par la presse « la particule de Dieu ». L’événement permet de donner un coup de projecteur sur un domaine méconnu du grand public : la recherche  fondamentale. Lire la suite Les quelques phrases du Prix Nobel qui n’ont pas de prix

J’irai revoir ma Normandie en… motorhome

La Normandie en motor-home pendant les vacances pascales. C’est l’expérience à laquelle je me suis prêté pendant quatre jours en famille. Une première, plutôt positive. C’est une autre manière de voyager. On ne roule pas en motor-home, on musarde. C’est une façon très relax d’envisager les vacances, dès les premiers tours de roue. Mon article est paru dans les éditions du groupe Sudpresse   le samedi 14 septembre. C’était dans le cadre du salon du véhicule de loisirs qui se déroule du 12 au 20 octobre sur le plateau du Heysel à Bruxelles.

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« Mais ce n’est pas la vérité »

Il y a quelques semaines, j’ai été invité à suivre un candidat mouscronnois à l’enregistrement d’une émission de téléréalité à Bruxelles. Il s’agit d’exécuter un numéro de deux minutes (chant, danse, imitation, jonglerie, humour, etc) sur scène devant trois jurés qui décident si vous poursuivez l’aventure ou non pour devenir « le » nouveau talent belge. C’est un divertissement plutôt bien fait. Et j’ai pris du plaisir à regarder les quinze numéros de la session d’après-midi pour laquelle j’étais présent. Je ne peux pas dévoiler le résultat de l’imitateur de Mouscron, un garçon éminemment sympathique, car l’émission doit être diffusée en septembre. Lire la suite « Mais ce n’est pas la vérité »

Ma grand-mère est éternelle

En débarrassant une armoire, dans la perspective de travaux de peinture à la maison, j’ai retrouvé de vieilles photos et d’anciens articles. Parmi les documents: un texte que j’ai rédigé au décès de ma grand-mère maternelle. Cela fait dix ans cette année. Je voudrais vous le faire partager tant cette femme, qui parlait peu pourtant, était formidable:

« C’est une page de mon enfance qui s’est tournée avec le décès de mon dernier grand-parent. Mémère Elsa, comme la famille l’appelait, est allée rejoindre Pépère Auguste, un jour gris de septembre. Elle avait 93 ans, mais elle est toujours restée fidèle à l’image que je m’étais forgée d’elle dans la force de l’enfance. C’était une grand-mère rêvée pour tous les gamins du monde: disponible, souriante et apaisante. Je la vois encore, sur le pas de sa porte, dans son tablier à carreaux bleus, nous saluer mon frère et moi, après quelques jours passés chez elle. Elle avait de l’élégance, ma grand-mère, le regard clair, le sourire franc et le buste droit.

 

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Lapins plus forts que la Nintendo DS

 

En à peine un mois, nous avons perdu les trois derniers lapins qui nous avions à la maison: la maladie, le froid, la vieillesse? Je n’en sais rien. Mais toujours est-il que les enfants, même adolescents, en ont éprouvé du chagrin. J’ai retrouvé un texte que j’avais écris à la naissance de deux de nos trois lapins. C’était il y a cinq ans : Valentine nous tannait pour avoir une Nintendo DS.

Voici le texte qui a été publié dans les « Propos du Dimanche » (Nord Eclair) du 18 mai 2008, sous le titre « Lapins plus forts que la Nintendo DS »:

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Je le confesse: j’ai eu Mgr Léonard comme prof

propos.jpgJe l’avoue comme d’autres avoueraient probablement une maladie honteuse: j’ai eu Monseigneur André-Mutien Léonard comme professeur lorsque j’étais étudiant à l’Université (Catholique, oserais-je l’écrire) de Louvain. Et je vous dois un autre aveu coupable: j’ai plutôt un bon souvenir de celui qui est aujourd’hui cloué au pilori pour ses positions (j’ose encore) à propos des homosexuels.

J’ai suivi deux de ses cours: philosophie morale tout d’abord. Je vous l’assure: il n’a jamais dit ce qui était bien ou mal à propos des plaisirs de la chair. Celui qui n’était pas encore archevêque de Bruxelles-Malines était un excellent pédagogue, très drôle même. Et, exploit pour un prof qui donnait souvent cours tôt dans la matinée, il était rarement « brossé ». Il a réussi à rendre passionnant des philosophes comme Husserln, Merleau-Ponty, Kierkegaard, Bergson et évidemment Saint-Augustin, dont les lectures sont pour le néophyte plutôt indigestes. Comme je kotais dans le quartier du séminaire Saint-Paul, où il logeait, il m’arrivait de le suivre, à distance respectueuse, pour me rendre à l’auditoire où il dispensait ses cours. Dans les dédales de Louvain-la-Neuve, je le surprenais très souvent d’humeur guillerette (je n’ose pas écrire gaie). Il chantonnait toujours ce que je devinais être du grégorien. En tout cas, ce n’était pas du Johnny.

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Hommage à une cousine disparue, que j’avais perdue de vue

Voici une chronique que j’ai écrite, en mars 2009, en hommage à une cousine disparue dans des circonstances difficiles et que j’avais perdue de vue. J’avais disserté sur le temps qui file. C’était il y a quatre ans, pratiquement jour pour jour, déjà: 

 

« Après un début prometteur, le printemps a revêtu mardi un habit plus sombre. Le ciel m’est paru d’autant plus gris que le retour de la pluie coïncidait avec les funérailles d’une cousine, comme s’il avait voulu marquer la journée du sceau de la tristesse. Je n’avais plus vu Patricia depuis au moins une dizaine d’années. Lire la suite Hommage à une cousine disparue, que j’avais perdue de vue

Lettre au frustré qui me suivait en voiture

 

Monsieur,

monsieur parce que bien sûr, vous êtes un homme. Seul un homme peut se conduire (et conduire) ainsi. Vous avez déboulé dans ma vie, un soir d’été, sur une petite route de campagne du Tournaisis. Déboulé, c’est le mot qui convient. Je ne sais rien de vous. Je ne sais même pas comment vous êtes physiquement. Je n’apercevais qu’une partie de votre visage dans le rectangle de mon rétroviseur. Mais je pouvais lire votre rage, parce que sans doute, je ne roulais pas assez vite, parce que vous ne pouviez pas me dépasser. Trop de virages, trop de montées et de descentes, trop de véhicules qui arrivaient dans l’autre sens. Alors vous m’avez collé l’arrière-train, puis allumé vos gros phares. J’ai cru, tellement vous rouliez près, que vous alliez monter sur mon pare-chocs. Je ne sais pas pourquoi vous étiez pressé: une copine à voir, un rendez-vous professionnel à ne pas manquer? Je me suis même mis à accélérer légèrement. Peut-être aviez-vous une bonne raison de vous comporter ainsi, comme une urgence à l’hôpital? Mais lorsque la route est soudain devenue libre, vous êtes resté collé à ma voiture comme une sangsue. J’étais devenu l’objet de toute votre frustration, l’escargot à écraser, le lambin à éradiquer, le gêneur des routes à éliminer…

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Lettre à mon fils que j’ai failli oublier

Mon petit Max, tu es avec ta sœur ce qui m’est le plus cher, mais pourtant un jour, j’ai failli t’oublier. Ou plutôt j’ai cru t’avoir oublié un matin, dans ton lit, alors que tu avais à peine six mois. L’angoisse est montée d’un coup, comme la vague d’un tsunami, en fin d’après-midi, à l’heure du bouclage, entre un reportage et un coup de fil passé à un collègue: plus moyen de me souvenir si je t’avais bel et bien conduit à la crèche, comme tous les jours au matin. Je ne me rappelais plus si j’avais posé les gestes habituels: te sortir du lit, te donner ta première panade, te changer, te confier Mickey en attachant le maxi-cosy sur le siège arrière avant de prendre la route jusqu’à la rue de l’Amour, la bien nommée, où se situait ta crèche.

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