Allo maman bobo, comment tu m’as fait, j’suis bobo…

Allo maman, bobo, chantait Alain Souchon dans les années 80. Allo, maman, bobo, comment tu m’as fait, suis-je bobo? ai-je envie de fredonner aujourd’hui. Avec l’arrivée en Belgique des réfugiés et des migrants, pour lesquels je défends une approche humaine et humaniste, je me suis fait taxer de bobo sur les réseaux sociaux. On me l’avait déjà dit, mais de façon amusante, parce que j’aime écouter Léonard Cohen, Alain Souchon, Francis Cabrel, Renan Luce ou encore Renaud qui figurent, paraît-il, au hit-parade de la bobo attitude. Mais le mot a pris une connotation nettement moins sympathique ces derniers temps. Il est même le plus souvent flanqué d’un qualificatif péjoratif : affreux bobo, bobo naïf, bobo suicidaire ou, pire encore, bobo collabo en raison du soutien aux réfugiés parmi lesquels se cachent, évidemment, de dangereux terroristes. Le « bobo » est passé dans le registre de l’insulte.

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M… alors! Mettre son pied dedans ne porte pas bonheur…

Dimanche, la veille de la reprise du boulot, j’ai été me balader en famille dans les rues de Tournai. J’ai été tristement surpris par le nombre de déjections canines qui jonchaient les trottoirs. Il y avait même plusieurs étrons au pied de la cathédrale, juste à côté du panneau qui avertit d’une amende de 50 euros les propriétaires de chiens peu tatillons avec la propreté publique. C’était comme une provocation. J’aime les toutous. J’ai moi-même un Border Collie que j’adore, que j’emmène  en vacances avec moi, qui est comme un membre de la famille et dont je vante souvent les mérites au point de susciter des sourires gentiment moqueurs chez mes collègues.

tournai
Mon chien Mila

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Les réfugiés politiques à Tournai: notre devoir d’humanité

De retour de vacances, j’ai parcouru les journaux que mon voisin a gentiment gardés pendant deux semaines. L’actualité qui a défrayé la chronique cet été à Tournai : les 530 réfugiés politiques qui sont attendus à la caserne Saint-Jean d’ici à la fin de l’année. J’ai eu honte en lisant les premières réactions de mes concitoyens et des responsables politiques. J’ai même eu la nausée en lisant les commentaires sur les réseaux sociaux des journaux en ligne auprès desquels j’ai complété mon information. Les journalistes de la RTBF radio se sont même fendus d’un communiqué sur leur page Facebook pour prendre distance avec ce qu’ils lisaient sur leur site ou entendaient sur leur antenne.

J’ai pensé à mon ami syrien et à sa famille qui nous ont reçus, mon épouse, mes deux enfants et moi, comme des princes lors de notre passage à l’ouest de Londres, où ils habitent, lors de nos deux derniers jours de vacances en Grande-Bretagne. Que penseraient-ils, que diraient-ils s’ils lisaient la haine qui sévit sur le web à l’annonce de l’arrivée des réfugiés, parmi lesquels très certainement un très grand nombre de leurs compatriotes qui ont fui la guerre? J’ai honte pour eux. J’ai mal pour eux.

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Pas facile de se choisir un avenir quand on a 17 ans…

Samedi, je me suis rendu au salon d’information sur les études et les professions (Siep) de Tournai avec ma fille. Valentine est en cinquième année. L’heure des choix approche. Nous sommes passés par le stand de la faculté de médecine de l’Université de Mons, par celui de l’Université Libre de Bruxelles pour les lettres et le droit et enfin par celui de l’Université de Louvain pour la philologie romane et les sciences politiques. Vaste palette. Mais Valentine a encore une bonne année pour choisir, même si je sens que la philologie romane et la médecine tiennent la corde pour l’instant. La littérature ou les sciences? Il va falloir choisir. Continuer la lecture de Pas facile de se choisir un avenir quand on a 17 ans…

Un samedi après-midi sur le périphérique de Lille, un jour de misère ordinaire…

Un samedi après-midi, sur le périphérique de Lille. Un ciel bas et plutôt gris. Direction: Euralille, un temple de la consommation. Sortie Lille-Flandres. Une longue boucle pour sortir de l’autoroute. Une longue file aussi. Les voitures avancent lentement, à pas d’homme. Soudain, à la fin du virage, une petite fille aux cheveux bouclés. 8 ou 9 ans pas plus. Elle tend la main machinalement, frappe parfois à une vitre. Elle attend une pièce. Sans sourire, sans un véritable regard. On sent l’habitude. La routine de la misère.

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Louvain-La-Neuve: « ville inhumaine aux hommes déjà froids, peut-être es-tu déjà futur? »

Mercredi, après une journée à Walibi, j’ai fait un détour en famille par Louvain-La-Neuve, où j’ai étudié la psychologie et le journalisme à la fin des années 80. J’y étais déjà retourné quelques fois, notamment pour rendre visite à ma filleule qui a aussi obtenu une licence en communication, mais cette fois, je n’ai presque pas reconnu la ville. Le soir tombé, je me suis presque perdu dans le quartier de l’Hocaille, où j’ai pourtant koté, ce qui a fait rire mes enfants. Continuer la lecture de Louvain-La-Neuve: « ville inhumaine aux hommes déjà froids, peut-être es-tu déjà futur? »

Les quelques phrases du Prix Nobel qui n’ont pas de prix

Comme tous les Belges, j’ai été très fier de l’attribution du prix Nobel de physique au professeur de l’Université Libre de Bruxelles François Englert pour la découverte du boson scalaire, le père en quelque sorte des particules élémentaires, baptisé, de manière un peu caricaturale, par la presse « la particule de Dieu ». L’événement permet de donner un coup de projecteur sur un domaine méconnu du grand public : la recherche  fondamentale. Continuer la lecture de Les quelques phrases du Prix Nobel qui n’ont pas de prix

J’irai revoir ma Normandie en… motorhome

La Normandie en motor-home pendant les vacances pascales. C’est l’expérience à laquelle je me suis prêté pendant quatre jours en famille. Une première, plutôt positive. C’est une autre manière de voyager. On ne roule pas en motor-home, on musarde. C’est une façon très relax d’envisager les vacances, dès les premiers tours de roue. Mon article est paru dans les éditions du groupe Sudpresse   le samedi 14 septembre. C’était dans le cadre du salon du véhicule de loisirs qui se déroule du 12 au 20 octobre sur le plateau du Heysel à Bruxelles.

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« Mais ce n’est pas la vérité »

Il y a quelques semaines, j’ai été invité à suivre un candidat mouscronnois à l’enregistrement d’une émission de téléréalité à Bruxelles. Il s’agit d’exécuter un numéro de deux minutes (chant, danse, imitation, jonglerie, humour, etc) sur scène devant trois jurés qui décident si vous poursuivez l’aventure ou non pour devenir « le » nouveau talent belge. C’est un divertissement plutôt bien fait. Et j’ai pris du plaisir à regarder les quinze numéros de la session d’après-midi pour laquelle j’étais présent. Je ne peux pas dévoiler le résultat de l’imitateur de Mouscron, un garçon éminemment sympathique, car l’émission doit être diffusée en septembre. Continuer la lecture de « Mais ce n’est pas la vérité »