Lettre au frustré qui me suivait en voiture

 

Monsieur,

monsieur parce que bien sûr, vous êtes un homme. Seul un homme peut se conduire (et conduire) ainsi. Vous avez déboulé dans ma vie, un soir d’été, sur une petite route de campagne du Tournaisis. Déboulé, c’est le mot qui convient. Je ne sais rien de vous. Je ne sais même pas comment vous êtes physiquement. Je n’apercevais qu’une partie de votre visage dans le rectangle de mon rétroviseur. Mais je pouvais lire votre rage, parce que sans doute, je ne roulais pas assez vite, parce que vous ne pouviez pas me dépasser. Trop de virages, trop de montées et de descentes, trop de véhicules qui arrivaient dans l’autre sens. Alors vous m’avez collé l’arrière-train, puis allumé vos gros phares. J’ai cru, tellement vous rouliez près, que vous alliez monter sur mon pare-chocs. Je ne sais pas pourquoi vous étiez pressé: une copine à voir, un rendez-vous professionnel à ne pas manquer? Je me suis même mis à accélérer légèrement. Peut-être aviez-vous une bonne raison de vous comporter ainsi, comme une urgence à l’hôpital? Mais lorsque la route est soudain devenue libre, vous êtes resté collé à ma voiture comme une sangsue. J’étais devenu l’objet de toute votre frustration, l’escargot à écraser, le lambin à éradiquer, le gêneur des routes à éliminer…

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Lettre à mon fils que j’ai failli oublier

Mon petit Max, tu es avec ta sœur ce qui m’est le plus cher, mais pourtant un jour, j’ai failli t’oublier. Ou plutôt j’ai cru t’avoir oublié un matin, dans ton lit, alors que tu avais à peine six mois. L’angoisse est montée d’un coup, comme la vague d’un tsunami, en fin d’après-midi, à l’heure du bouclage, entre un reportage et un coup de fil passé à un collègue: plus moyen de me souvenir si je t’avais bel et bien conduit à la crèche, comme tous les jours au matin. Je ne me rappelais plus si j’avais posé les gestes habituels: te sortir du lit, te donner ta première panade, te changer, te confier Mickey en attachant le maxi-cosy sur le siège arrière avant de prendre la route jusqu’à la rue de l’Amour, la bien nommée, où se situait ta crèche.

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Quand les préjugés vous rattrapent…

Préjugé, “ Croyance, opinion préconçue souvent imposée par le milieu, l’époque, l’éducation; partis pris ”, dit la définition la plus courante du Petit Robert. Qui n’a pas de préjugés? Qui n’en a jamais eus? Présomptueusement, j’ai toujours cru que je n’en avais pas, jusqu’à un malheureux accident de voiture, dont j’ai été la victime il y a quelques années. J’ai toujours mis un point d’honneur à ne pas juger les gens sur leur apparence vestimentaire, leur couleur de peau et surtout, sur ce que les autres disaient d’eux. Je ne crois pas du tout à l’expression “ la première impression est la bonne ”. Mais les préjugés sont sournois. Ils vous envahissent insidieusement depuis l’enfance, sans que vous ne vous doutiez de leur présence, comme un serpent qui glisse lentement vers sa proie. Ils se nourrissent à votre insu de propos badins, de conversations de cafés du commerce et de mots (ou maux) que l’on croit sans importance.

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Et les préjugés surgissent au moment où vous vous y attendez le moins, lorsque l’attention se relâche. Ils m’ont surpris un matin le long des boulevards de Tournai alors que je conduisais ma fille à la crèche. Un véhicule m’a coupé la priorité à la hauteur de la clinique Notre-Dame. Le choc fut d’une telle violence que l’autre voiture fut propulsée l’autre côté de la chaussée. Par chance, il n’y avait que des dégâts matériels. L’autre conducteur, un homme âgé, s’en est sorti avec une légère coupure à la joue et moi, avec un saignement de nez. Bien calée dans son maxi-cosy, ma fille en a été quitte pour des pleurs. Sur le coup, j’étais sonné. La circulation était dense, mais aucun automobiliste ne s’arrêtait. Certains ralentissaient, mais poursuivaient leur route, une fois leur curiosité satisfaite. Une seule voiture s’est finalement arrêtée de l’autre côté de la route. Des bagages, des cartons et un matelas garnissaient la galerie et l’arrière du véhicule était aussi chargé. A son bord , une famille maghrébine qui gagnait l’Afrique du Nord pour les vacances. Le conducteur, un homme affable, m’a rassuré. Il a même pris ma fille dans ses bras pour la calmer avant de la confier à son épouse, dont la tête était couverte du foulard traditionnel. Ils avaient pris des risques en traversant la chaussée pour s’inquiéter de notre sort. Je leur en étais reconnaissant. A l’arrivée de la police, la famille reprit immédiatement la route. J’aurais voulu les remercier plus longuement, mais ils avaient l’air pressé.

Pour dresser le constat, la police demanda mes papiers d’identité. Je me rendis dans mon véhicule, totalement sinistré, pour prendre mon portefeuille que j’avais rangé dans la boîte à gants. Mais j’avais beau chercher. Rien, nada. La famille maghrébine autour de ma voiture, mon portefeuille disparu, leur empressement à l’arrivée de la police : mon esprit ne fit qu’un tour. Un mauvais tour. Et mon sang aussi. “ Au voleur! ” avais-je envie de crier. C’est un policier qui me ramena à la raison. Il a refouillé avec moi la voiture. Et il retrouva mon portefeuille sur la plage arrière où la violence du choc l’avait propulsé. J’ai pourtant un oncle marocain et un très bon ami syrien, mais mon esprit avait fait le raccourci inacceptable “ maghrébin = voleur ”. Dix ans après l’accident, j’ai toujours honte en pensant à ma réaction qui était primaire. Primaire, comme le sont bel et bien les préjugés.

(1) Chronique parue, sous mon pseudo Vintje, dans l’édition de Nord Eclair du 28 décembre 2008, sous le titre « les Propos du Dimanche », imaginés par Luc Parret, alias Eleph. Le dessin original est de Serdu.

Nous sommes tous des Indiennes

Je pensais, sans doute naïvement, que l’émancipation des femmes avait gagné tous les esprits, surtout au XXIème siècle. Je me trompais. Deux faits, pourtant très éloignés géographiquement l’un de l’autre, me le rappellent douloureusement. Le premier est cet insupportable viol d’une jeune Indienne par six hommes dans un bus alors qu’elle rentrait du cinéma avec son petit ami. Ma vision, forcément tronquée, d’homme occidental mettait au départ ce crime sur le compte d’une société archaïque, où les femmes ont très peu droit de cité, même si les manifestations qui ont suivi laissent espérer une véritable prise de conscience. Mais le deuxième fait, plus proche de chez nous, m’incite à penser qu’il y a encore beaucoup de travail à faire sur les mentalités dans notre société occidentale. J’en veux pour preuve les commentaires qui ont suivi l‘enlèvement, le 29 décembre, d’une fille de 15 ans, heureusement retrouvée depuis, par un homme de 35 ans dans le parc communal de Mouscron. Certes ces remarques ne sont pas majoritaires, mais elles existent, hélas. « Attention, à cet âge-là, des jeunes filles peuvent aussi chauffer les mecs », disait un internaute sur le site en ligne d’un groupe de presse. Ben, voyons. Même les femmes ont parfois des commentaires interloquants comme cette personne qui se demandait pourquoi la victime avait répondu au sms envoyé par le ravisseur (un subterfuge en fait). « Bizarre », ajoutait-elle, comme si la jeune fille était forcément consentante.

Dans un autre contexte, cela rejoint l’avis, imbécile, qu’un prêtre italien avait affiché la semaine dernière à l’entrée de sa paroisse : il invitait les femmes à s’interroger sur leur manière de s’habiller, car elles pouvaient inciter les hommes au crime. Nous sommes au XXIème siècle, pour rappel. Cela renvoie encore au reportage d’une étudiante flamande, il y a quelques mois, sur les commentaires désobligeants et rétrogrades qu’elle essuyait parce qu’elle portait une jupe, même pas courte, dans certains quartiers de Bruxelles. Oui, au XXIème siècle.

Bien sûr, la condition de la femme s’est fortement améliorée en un siècle, mais il s’agit d’un combat permanent. Nous sommes tous des Américains, avaient dit des responsables politiques européens après les attentats du 11 septembre pour prouver aux USA que nous étions à leurs côtés. Nous sommes tous des Indiennes, ai-je envie d’écrire aujourd’hui.

Faits divers, mots à maux

Coup de fil délicat à la rédaction de Nord Eclair Mouscron ce vendredi: une jeune femme nous a supplié de ne pas évoquer dans le journal le suicide de son frère survenu dans la matinée. Le jeune désespéré s’est hélas jeté sur les voies de chemin de fer à la hauteur d’Estaimpuis. Il était difficile d’accéder à la demande de sa sœur, parce que le drame s’est joué sur la voie publique avec une mobilisation très importante des services de secours et, pour conséquence, une immobilisation de la ligne ferroviaire pendant de nombreuses heures. Nous n’avons pas pour habitude d’évoquer le suicide d’une personne lorsque celui-ci survient dans un cadre privé, excepté si c’est une personnalité connue, mais lorsqu’il se déroule dans un cadre public, c’est le rôle de la presse régionale d’en évoquer les conséquences.

La jeune femme- et c’est compréhensible, vu la douleur qui l’étreignait – avait du mal à entendre nos explications. Elle a même eu des mots assez durs à notre égard. C’est vrai : les faits divers sont une composante importante d’un quotidien de proximité. On peut ne pas les apprécier, mais ils renvoient à notre condition humaine, entre vie et mort, ce qui explique sans doute leur popularité depuis que la presse existe. Je dis toujours : ce n’est pas l’abondance des faits divers qui fait la qualité d’un journal populaire, mais la manière dont on les traite. Beaucoup ne seront sans doute pas d’accord avec moi, mais je peux assurer que la plupart de mes collègues cherchent toujours à les traiter avec humanité. Pour le suicide de la voie ferrée, en accord avec mon jeune collègue qui s’en occupait, nous avons décidé d’en faire le strict minimum : l’évocation des faits et de ses conséquences en quelques lignes. Mais je ne crains que de toute façon, les mots, nos mots, ne seront toujours que des maux pour les victimes d’un tel drame. Notre métier n’est pas facile tous les jours.

Politique: « Tous et toudis les mêmes »

Expérience intéressante et inédite pour moi il y a une quinzaine de jours : j’ai animé un débat politique entre les jeunes candidats des quatre partis en lice pour les élections communales à Mouscron. Je remercie d’ailleurs les deux organisateurs de la soirée, à savoir Chloé Deltour (Ecolo) et David Vacarri (MR), d’avoir pensé à moi (ainsi qu’à mon jeune confrère du Courrier, Thomas Turillon) pour modérer les échanges. C’est une marque de confiance qui m’a touché. Contrairement à ce que je pensais, ce ne fut pas trop difficile : mes huit interlocuteurs (deux de chaque parti) se sont montrés particulièrement courtois et respectueux. Sans doute l’avantage de leur jeunesse. Ils n’ont pas encore les « vices » des vieux briscards qui savent monter dans les tours et piquer leur adversaire quand il s’agit de détourner l’attention d’une question plus délicate. J’ai beaucoup d’admiration pour les jeunes qui se lancent dans la politique, car il faut bien l’avouer, ce n’est pas très tendance de nos jours. Il faut une sacrée dose de courage pour affronter les « yaka », dont hélas se prévalent beaucoup de nos concitoyens plus prompts à critiquer qu’à mouiller le maillot. Lire la suite Politique: « Tous et toudis les mêmes »

La rentrée, quoi

C’était aussi jour de rentrée pour moi  après deux semaines de vacances en Vendée. La rentrée scolaire: un marronnier comme on dit dans le jargon journalistique. Il faut chaque année faire preuve d’imagination pour la traiter de manière originale. Un premier devoir de rentrée en quelque sorte. Mais j’y ai échappé puisque je me suis occupé de la mise en page du journal aujourd’hui.

L’actualité n’a pas pris de vacances en août avec la mort de Guy Spitaels qui m’avait intellectuellement impressionné lorsque j’ai eu l’occasion de l’interroger lors de la publication d’un de ses livres. Le décès aussi de Michel Daerden qui, lui, m’avait plutôt bibitivement surpris lors d’une rentrée parlementaire à la Région wallonne il y a quelques années. Un même parti, mais deux hommes totalement différents. Il y a aussi la libération conditionnelle de Michèle Martin, un sujet délicat sur lequel j’ai du mal à me prononcer. Je me dis qu’elle aurait dû accomplir l’entièreté de sa peine et, dans le même temps, je me dis qu’elle est peut-être – j’écris bien peut-être – sincère dans le désir de se repentir. Autant je comprends le désarroi des parents des victimes, autant je condamne les manifestations violentes autour du couvent de Malonne où l’ex-femme de Marc Dutroux s’est réfugiée. Autant j’avais été émotionnellement submergé par la première marche blanche organisée par les parents en 1996 et à laquelle j’avais participé en tant que citoyen, autant je me suis toujours méfié des comités blancs qui sont nés par la suite et dont beaucoup, mais pas tous, je le précise bien, avaient des relents poujadistes. Un sujet délicat, écris-je.

Enfin, chaque année, à mon retour de vacances, j’ai droit à ma petite querelle linguistique dès que je branche une radio belge à l’approche de la frontière. Cette fois, c’était le débat autour du gordel, la « promenade » cycliste dans la périphérie de Bruxelles. Un retour à la réalité après deux semaines de vacances à l’étranger. Pas la dure réalité, mais la réalité dans ce qu’elle a parfois de plus absurde. La rentrée en Belgique, quoi.

« Ça, ça fait réfléchir »

Dans ma note précédente, j’avais poussé un coup de gueule contre les réseaux sociaux. Internet est la pire et la meilleure des inventions, avais-je écrit. Je m’étais attardé sur le pire avec les réactions des internautes à la crise cardiaque de Michel Daerden sur la plupart des journaux en ligne. Un mélange de poujadisme et de méchanceté gratuite, le plus souvent sous le couvert de l’anonymat. Mais internet est capable aussi du meilleur comme j’ai pu m’en rendre compte après le reportage que j’ai consacré à une enseignante de l’institut des frères Maristes de Mouscron, atteinte d’un cancer particulièrement dangereux. Ce professeur de langues et d’économies reçoit le soutien de ses élèves sur facebook. éducation Lire la suite « Ça, ça fait réfléchir »

Sexe

Sexe. C’est le titre de ma note aujourd’hui. Non, je ne vais pas raconter ma vie sexuelle et encore moins celle des autres. Je ne vais pas non plus commenter les positions du kamasutra. Je pourrais seulement commenter la vie sexuelle d’un poisson puisque j’ai consacré ma thèse de fin d’études en psychologie à « la sélection sexuelle chez Oreochromis mossambicus (Pisces, cichlidae) » qui a même fait l’objet d’un article scientifique dans une revue sérieuse encore disponible sur le net; j’étais passionné d’éthologie à l’époque. Mais non, je le répète, rien de tout cela,  je veux tout simplement me livrer à une petite expérience un peu trompeuse : vérifier si le mot « sexe » en titre de mon blog va générer davantage de clics, s’il va faire exploser mon compteur du nombre de visites (j’en suis actuellement à plus de mille visiteurs uniques). Je suis déjà sûr de retrouver mes collègues (coucou, les amis!) et peut-être de nouveaux visiteurs. Le mot « sexe » est celui qui est rentré le plus souvent dans le moteur de recherches de yahoo, avais-je appris lors d’une conférence à laquelle j’avais assisté aux balbutiements du net.

C’est surtout un article lu sur le site 20 minutes qui m’a incité à tenter l’expérience. Il est consacré à un groupe de féministes russes dont la particularité est de manifester seins nus. Son titre est révélateur : « Personne ne prêtait attention à nous, et un jour nous avons enlevé nos t-shirts ». Hé oui, pour attirer l’attention de nos jours, il faut non seulement se mettre à nu, mais se montrer nu. Ce n’est pas un jugement de valeur, loin de moi l’idée de jouer le père la vertu, mais un constat. Puis, je préfère nettement la nudité à la violence. Promis, à la fin du mois, je vous dirai si mon « sexe » a fait exploser le compteur. Une petite expérience, vous dis-je, sans plus.

Et toutes mes (s)excuses à tous ceux et toutes celles qui s’attendaient à quelque chose de plus… pimenté.

Rue des Haies : l’obstacle de l’insécurité et de l’incivisme

Un des reportages que j’ai couverts cette semaine est un peu un cas d’école en matière de relations entre citoyens et hommes politiques. D’un côté : des riverains de la rue des Haies à Mouscron qui sont excédés par la vitesse des véhicules qui passent dans leur rue. Deux accidents ont fait monter leur exaspération d’un ton. Et de l’autre : un échevin des Travaux dont l’envie de bien faire est manifeste mais qui ne peut pas placer des casse-vitesse partout où les automobilistes ne lèvent pas le pied. Sur place, j’ai pu constater que les habitants du quartier n’exagéraient pas. Au cours de la demi-heure où j’ai été présent, une dizaine de véhicules sont passés sans ralentir alors que la voirie est constituée d’un étranglement avec un « laisser le passage » prioritaire dans l’autre sens. Un poids lourd s’est engagé alors qu’un panneau « interdit aux 3,5 tonnes » est apposé à l’entrée de la rue. Les citoyens souhaitent la pose d’un casse-vitesse et l’aménagement de la voirie en sens unique. Pas souhaitable, répond l’échevin : un casse-vitesse risque de poser des problèmes de nuisances sonores (des riverains d’une autre rue ont même mené un procès contre la Ville pour enlever les casse-vitesse qui faisaient « claquer » les automobiles les franchissant). Et un sens unique risque au contraire d’inciter les conducteurs à accélérer. Selon lui, l’étranglement devrait suffire à faire ralentir les automobilistes derrière chacun desquels il ne peut mettre un policier. On ne peut lui donner tort, mais ses explications ne calment pas la colère des riverains qui vont dès lors s’adresser au… bourgmestre.

C’est une situation typique de politique (et de presse) régionale. D’un côté, des citoyens toujours prêts à critiquer leurs représentants politiques, mais qui leur demandent l’impossible dès que surgit un problème au pas de leur porte.  Et de l’autre, des responsables politiques souvent démunis face à l’incivisme de leurs concitoyens, en l’occurrence celui des automobilistes. Ici, la solution passe peut-être par davantage de contrôles de vitesse, mais la police de Mouscron est fort engagée par sa lutte contre les home-jackings. Une bonne solution? Cela me renvoie à une autre affaire similaire traitée par une collègue,  à Brunehaut  cette fois. Même chose : les riverains d’une rue se plaignaient de la vitesse excessive des véhicules de passage. La police a donc placé  un radar dans ladite rue. Avec un constat qui a entraîné une nouvelle levée de boucliers: la plupart des voitures en excès de vitesse avaient pour propriétaire les riverains eux-mêmes…