Lorsque j’ai appris aujourd’hui qu’Eric Gerets allait peut-être diriger l’équipe nationale de football, j’ai retrouvé l’enthousiasme du grand gamin que j’étais lorsque j’encourageais le Standard de la belle époque. Eric le Rouge. Le lion de Rekkem. Je m’entends encore le mettre en garde depuis les premiers gradins situés le long de la ligne de touche, à droite bien sûr, parce que j’estimais qu’il n’était pas assez près de son adversaire lors de la demi-finale retour de la Coupe des Coupes contre Tbilissi. Comme si lui, le battant, le capitaine au cœur vaillant, avait besoin des conseils des supporters. Une légende. Une idole. Je n’étais pas fanatique au point de me laisser pousser la barbe, mais j’ai demandé de jouer arrière-droit, comme lui bien sûr, lorsque j’ai joué quelques années dans un modeste club de quatrième provinciale en Hainaut. Je me sentais l’âme d’un conquérant lorsque j’évoluais le long de la ligne de touche, même si mes chevauchées se soldaient le plus souvent par un centre raté.
Mon admiration n’a presque pas été entamée lorsqu’il a été suspendu pour avoir truqué un match contre Waterschei. Je préférais retenir de lui son obstination à vouloir remonter sur le terrain alors qu’il venait d’être victime d’une commotion cérébrale lors du match contre la Hongrie lors de la Coupe du Monde en 1982 en Espagne. Un monument. Après avoir brillé sur le terrain et excellé comme entraîneur, Eric Gerets s’est pourtant laissé tenter par tout ce que j’exècre actuellement dans le football : l’argent-roi, en Arabie Saoudite tout d’abord, puis au Maroc, deux pays qui ont plus besoin de démocratie que d’un entraîneur de foot payé rubis sur ongle. Mais je n’arrive pas tout à fait en lui en vouloir alors qu’il a trahi l’idéal sportif que je projettais en lui.
De la jubilation, je vous disais, lorsque j’ai entendu son nom pour succéder au « traître » Georges Leekens. De l’idolâtrie, sans doute. De l’idiolâtrie, peut-être. Mais qu’est-ce que cela fait du bien de retrouver, de temps à autre, une âme de gamin…
Montée de l’extrême droite en France, entrée d’un parti ouvertement nazi au parlement de Grèce, marche fasciste en Hongrie, etc. Cela a suscité, partout en Europe, de grandes analyses politiques, des indignations enflammées et des éditoriaux bien sentis. Le 5 mai est parti de la gare de Bruxelles « le train des Mille » avec à son bord 700 jeunes Belges, parmi lesquels 22 Mouscronnois de
Ce vendredi après-midi, je me suis rendu au chemin des… morts. Drôle de nom pour un sentier bucolique qui mène de Leers-Nord (Belgique) à Leers (France). L’explication remonte bien avant l’existence de la Belgique, lorsque les habitants de Leers-Nord devaient emprunter ce chemin pour enterrer leurs défunts au cimetière qui se trouvait de l’autre côté de ce qui allait devenir la frontière franco-belge. « Un sentier d’au moins 240 ans à valeur historique et patrimoniale », m’a certifié le riverain qui m’a convié là-bas. Mais ce n’est pas pour parler du patrimoine local que je me suis rendu au chemin des morts. Le riverain voulait dénoncer la disparition du sentier… recouvert de terre et cultivé – enterré, si on peut dire – par le cultivateur des parcelles voisines. Plus possible pour les promeneurs et les joggeurs de l’emprunter pour gagner la France. Le citoyen en question, un alerte quinquagénaire en tenue sportive, a alerté la commune et le conseiller écolo du coin.Il a même déposé plainte auprès de la police. Il va probablement obtenir gain de cause car l’agriculteur a été mis en demeure par la commune de remettre ce sentier en état.