Un des reportages que j’ai couverts cette semaine est un peu un cas d’école en matière de relations entre citoyens et hommes politiques. D’un côté : des riverains de la rue des Haies à Mouscron qui sont excédés par la vitesse des véhicules qui passent dans leur rue. Deux accidents ont fait monter leur exaspération d’un ton. Et de l’autre : un échevin des Travaux dont l’envie de bien faire est manifeste mais qui ne peut pas placer des casse-vitesse partout où les automobilistes ne lèvent pas le pied. Sur place, j’ai pu constater que les habitants du quartier n’exagéraient pas. Au cours de la demi-heure où j’ai été présent, une dizaine de véhicules sont passés sans ralentir alors que la voirie est constituée d’un étranglement avec un « laisser le passage » prioritaire dans l’autre sens. Un poids lourd s’est engagé alors qu’un panneau « interdit aux 3,5 tonnes » est apposé à l’entrée de la rue. Les citoyens souhaitent la pose d’un casse-vitesse et l’aménagement de la voirie en sens unique. Pas souhaitable, répond l’échevin : un casse-vitesse risque de poser des problèmes de nuisances sonores (des riverains d’une autre rue ont même mené un procès contre la Ville pour enlever les casse-vitesse qui faisaient « claquer » les automobiles les franchissant). Et un sens unique risque au contraire d’inciter les conducteurs à accélérer. Selon lui, l’étranglement devrait suffire à faire ralentir les automobilistes derrière chacun desquels il ne peut mettre un policier. On ne peut lui donner tort, mais ses explications ne calment pas la colère des riverains qui vont dès lors s’adresser au… bourgmestre.
C’est une situation typique de politique (et de presse) régionale. D’un côté, des citoyens toujours prêts à critiquer leurs représentants politiques, mais qui leur demandent l’impossible dès que surgit un problème au pas de leur porte. Et de l’autre, des responsables politiques souvent démunis face à l’incivisme de leurs concitoyens, en l’occurrence celui des automobilistes. Ici, la solution passe peut-être par davantage de contrôles de vitesse, mais la police de Mouscron est fort engagée par sa lutte contre les home-jackings. Une bonne solution? Cela me renvoie à une autre affaire similaire traitée par une collègue, à Brunehaut cette fois. Même chose : les riverains d’une rue se plaignaient de la vitesse excessive des véhicules de passage. La police a donc placé un radar dans ladite rue. Avec un constat qui a entraîné une nouvelle levée de boucliers: la plupart des voitures en excès de vitesse avaient pour propriétaire les riverains eux-mêmes…
La Twizy est le modèle fun, celui qui est censé attirer le regard et faire parler de lui. L’engin est à mi-chemin entre la voiture et la moto. En version 45 (max 50 km/h), il peut même se conduire sans permis. Il est vraiment très agréable à manier :idéal pour circuler rapidement dans une grande ville comme Paris ou Bruxelles, mais on ne peut être accompagné que d’un seul passager, assis à l’arrière comme sur une moto. La Kangoo Z.E. est le véhicule utilitaire. Elle est pareille à ses soeurs essence ou diesel, excepté qu’elle est pratiquement insonore. Idéal pour l’entrepreneur qui désire de circuler de chantier en chantier dans un rayon de 50 km. Enfin, la Fluence Z.E. est la familiale de la gamme : elle est aussi bluffante que les deux autres en terme de conduite.
Le prix risque encore de constituer un frein en dépit des déductions fiscales : entre 8.000 euros pour la Twizy et 25.000 pour la Kangoo. Mais un client de Renault Mouscron a fait le calcul en comparant les prix de l’essence et de l’électricité et en tenant compte de l’entretien du véhicule: sur une période quatre ans, un véhicule électrique de 25.000 euros revient 35% moins cher qu’une automobile classique.
J’ai eu une visite inattendue ce matin, chez moi, au petit déjeuner: celle d’un Pic vert qui s’est régalé avec les vers et les fourmis qui peuplent ma pelouse si mal entretenue. J’ai eu le temps de saisir mon appareil photo pour immortaliser cet instant magique. C’est le genre de rencontres qui me met de bonne humeur toute la journée. Les animaux sauvages dégagent une enivrante impression de liberté, dont on devine aussi toute la fragilité : ils sont constamment sur leur garde, l’esprit sans cesse en éveil, prêts à prendre la poudre d’escampette au moindre bruit suspect, ce que n’a pas manqué de faire mon pic vert dès que je me suis rapproché un peu trop près.