Il y a cinq ans, jour pour jour, Papa, Papy nous quittait, emporté par la maladie

Cela fait cinq ans aujourd’hui, jour pour jour, que Papa, Papy nous a quittés, emporté par la maladie. Cinq ans déjà. Son absence nous pèse toujours autant, mais la douleur du chagrin a laissé place à des souvenirs plus doux, aux souvenirs des bons moments passés tous ensemble. Il nous a laissé un bel héritage affectif. Il n’avait pas toujours un caractère facile, mais il était capable de s’émerveiller pour de petites choses : le retour du printemps dans le jardin, le chant des oiseaux le matin ou un beau concert de musique, celui du nouvel an viennois par exemple, qu’il n’aurait manqué sous aucun prétexte. Boulanger, il n’avait pas peur du travail, mais il aimait aussi rigoler, bien manger, boire un verre, danser, s’amuser tout simplement.

J’aurais tellement voulu qu’il soit là pour l’obtention du diplôme de Droit de Valentine, pour son séjour au Canada et pour sa spécialisation aux Pays-Bas, lui qui aimait ce qui était « juste » ; pour l’entrée à l’université de Maxime qui a choisi la géographie, lui qui était curieux du monde ; pour la spécialisation en Histoire de Thomas, lui qui aimait se plonger dans les livres d’histoire, surtout ceux consacrés aux deux dernières guerres mondiales ; pour la confirmation de la réussite professionnelle d’Ornella comme esthéticienne, lui qui aimait porter beau. Il aurait été fier de ses petits-enfants, je crois, sans le crier sur tous les toits. Il n’avait fait que ses « moyennes » comme il disait, mais il s’intéressait à beaucoup de choses. Il nous a légué son esprit de curiosité, je pense.

Il avait à peine 22 ans lorsque je suis né.

Il s’est passé tellement de choses en cinq ans. C’est à la fois long et court. Lors d’une balade à la côte belge en famille, quelques années avant son décès, il avait eu cette réflexion qui m’a marqué. Il se souvenait de la première fois qu’il avait vu la mer, gamin, et il nous avait dit : « on se retourne et toute une vie est passée ».

Cinq ans déjà. Le temps file. L’anniversaire de la disparition de papa, de papy, nous ramène à l’essentiel de l’existence : l’amour de ses proches, les bons moments passés en famille ou avec des amis autour d’un repas, d’un verre ou au cours d’une balade ; le reste est accessoire finalement, comme le rappelle encore cruellement la crise sanitaire que nous traversons.

Avec maman, lors d’une fête avec des amis.
Avec ses deux sœurs et son frère. Il ne reste plus que Marie-Jeanne aujourd’hui, ma tante Nounou. René et Bernadette ont rejoint Papa.

« On se retourne et toute une vie est passée »

Et Papa à la boulangerie qui a été toute sa vie.

Publié par

carnet de bord de Daniel Foucart

Journaliste à Nord Eclair belge (Tournai et Mouscron) depuis 1991, passionné par l'actualité vue par le petit bout de la lorgnette. Et à bord : quelques tranches de vie.

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